ATF 144 III 1| TF, 18.12.2017, 5A_332/2017* avec note
En cas d'inaction du père juridique marié à la mère de l'enfant, le père biologique ne dispose d'aucun moyen pour faire constater juridiquement son lien de filiation. Cette situation ne porte pas atteinte à sa personnalité, ni en ce qui concerne l'absence d'une action lui permettant de contester la présomption de paternité du mari (art. 256 al. 1 CC), ni en ce qui concerne le fait que celui-ci refuse de contester sa paternité. Lire la suite
Le père biologique peut-il faire constater sa paternité en présence du père juridique?
/dans Droit civil/par Simone SchürchATF 144 III 1| TF, 18.12.2017, 5A_332/2017* avec note
En cas d'inaction du père juridique marié à la mère de l'enfant, le père biologique ne dispose d'aucun moyen pour faire constater juridiquement son lien de filiation. Cette situation ne porte pas atteinte à sa personnalité, ni en ce qui concerne l'absence d'une action lui permettant de contester la présomption de paternité du mari (art. 256 al. 1 CC), ni en ce qui concerne le fait que celui-ci refuse de contester sa paternité. Lire la suite
Le recours contre le refus du MP de retirer une pièce du dossier pénal
/dans Procédure pénale/par Julien FranceyATF 143 IV 475 | TF, 05.10.17, 1B_266/2017* avec note
Si le prévenu (ou une autre partie) recourt au niveau cantonal contre la décision du ministère public de retirer ou de maintenir une pièce du dossier pénal, il n’a pas besoin de démontrer l’existence d’un préjudice irréparable au sens de l’art. 93 LTF. Lire la suite
La surveillance téléphonique et la tromperie des autorités
/dans Procédure pénale/par Marie-Hélène Peter-SpiessATF 144 IV 23 | TF, 13.12.2017, 1B_366/2017* avec note
Il y a notamment « tromperie » au sens de l’art. 140 CPP lorsque la personne en cause est sciemment induite en erreur par quelqu’un représentant l’autorité. Ce qui est décisif est le fait que la personne se fonde sur un état de fait erroné en raison des explications de l'autorité pénale. La limite entre tromperie et ruse doit être appréciée en fonction des circonstances du cas d’espèce. Un prévenu ne dispose pas d’un droit à ce que les autorités mettent un terme immédiat à ses activités illégales et ne peut donc pas invoquer une tromperie selon l'art. 140 CPP. Lire la suite
La transmission au DoJ de données personnelles déjà remises au fisc américain lors d’auto-dénonciations
/dans Droit bancaire, Droit civil, Protection des données/par Emilie Jacot-GuillarmodTF, 23.11.2017, 4A_390/2017 avec note
Indépendamment de l'éventuelle transmission de ses données par les contribuables américains concernés dans le cadre de procédures d'auto-dénonciation (voluntary disclosure), la gestionnaire de comptes américains a un intérêt (art. 59 al. 2 let. a CPC) à interdire la transmission de ses informations par la banque suisse dans le cadre du programme américain. La transmission des données n'est pas indispensable à la sauvegarde d'un intérêt prépondérant (art. 6 al. 2 let. d LPD) lorsque les données visées ont déjà été communiquées aux autorités fiscales américaines dans le cadre de procédures de voluntary disclosure. Lire la suite
La collaboration des parties dans la procédure de levée de scellés
/dans Procédure pénale/par Arnaud Nussbaumer-LaghzaouiATF 143 IV 462 | TF, 22.11.2017, 1B_376/2017* avec note
Dans une procédure de levée des scellés, la partie qui indique pour chaque pièce saisie en quoi la pièce est couverte par le secret professionnel de l'avocat collabore suffisamment avec l'autorité si bien que celle-ci est tenue de prendre en compte les explications fournies. Lire la suite