ATF 145 I 175 | TF, 10.12.2018, 1C_216/2018*
Le recourant qui s'en prend aux explications du Conseil fédéral pour contester l'état général de l'information lors d'une campagne politique doit démontrer en quoi ces explications ont influencé l'état général. En tant qu'autorité chargée d'informer le public de la politique monétaire et en raison de son expertise particulière, la Banque nationale suisse était habilitée à prendre publiquement position sur l'initiative « Monnaie pleine ». En tant que conférence spécialisée intercantonale, la Conférence des directrices et directeurs cantonaux des finances ne pouvait en revanche pas en faire de même. En effet, lorsque la majorité ou l'ensemble des cantons sont considérablement touchés par une votation fédérale, seule la Conférence des gouvernements cantonaux a le droit de s'exprimer au nom de ces cantons à la lumière de l'art. 34 al. 2 Cst. Lire la suite
Pas de violation du secret bancaire suisse à l’étranger
/dans Droit bancaire/par Célian HirschATF 145 IV 144 | TF, 10.10.2018, 6B_1314/2016* avec note
Lorsqu'une banque suisse sous-traite l'ensemble d'un secteur d'activité à une société étrangère, les données bancaires transmises à cette dernière ne sont plus protégées par le secret bancaire helvétique. Dès lors, un employé de la société étrangère qui publie des données clients ne commet pas une violation du secret bancaire lorsqu'il n'est pas employé de la banque suisse et que la société étrangère n'est pas mandataire de la banque suisse au sens de l'art. 47 LB. Lire la suite
Un fournisseur d’accès Internet ne peut pas être tenu de bloquer un site de streaming
/dans Propriété intellectuelle/par Julien FranceyATF 145 III 72 | TF, 08.02.19, 4A_433/2018* avec note
La participation à une violation de la LDA s’analyse au regard de l’art. 50 CO et suppose l’existence d’un lien de causalité adéquat. Un tel lien fait défaut pour les fournisseurs d’accès Internet qui permettent à leurs abonnés de consulter des sites mettant illicitement à disposition des œuvres. Ces providers ne peuvent donc pas être tenus de bloquer des sites web. Lire la suite
La surveillance des télécommunications par les services secrets (CourEDH) (III/III)
/dans Droit public, Protection des données/par Emilie Jacot-GuillarmodCourEDH, 13.09.2018, Affaire Big Brother Watch et autres c. Royaume-Uni, requêtes nos. 58170/13, 62322/14 et 24960/15 (III/III) avec note
La base légale nationale permettant aux services secrets britanniques d'obtenir des données de communications viole le droit de l'UE. Or, le droit communautaire prévaut sur le droit national en cas de conflit. Le régime de surveillance anglais ne satisfait dès lors pas à l'exigence de légalité et viole de ce fait le droit à la vie privée (art. 8 CEDH). Lire la suite
La campagne politique sur l’initiative « Monnaie pleine » (art. 34 al. 2 Cst.)
/dans Droit public/par Camilla JacquemoudATF 145 I 175 | TF, 10.12.2018, 1C_216/2018*
Le recourant qui s'en prend aux explications du Conseil fédéral pour contester l'état général de l'information lors d'une campagne politique doit démontrer en quoi ces explications ont influencé l'état général. En tant qu'autorité chargée d'informer le public de la politique monétaire et en raison de son expertise particulière, la Banque nationale suisse était habilitée à prendre publiquement position sur l'initiative « Monnaie pleine ». En tant que conférence spécialisée intercantonale, la Conférence des directrices et directeurs cantonaux des finances ne pouvait en revanche pas en faire de même. En effet, lorsque la majorité ou l'ensemble des cantons sont considérablement touchés par une votation fédérale, seule la Conférence des gouvernements cantonaux a le droit de s'exprimer au nom de ces cantons à la lumière de l'art. 34 al. 2 Cst. Lire la suite
L’absence de privilège de recours de l’entreprise locataire de services
/dans Responsabilité civile/par Simone SchürchATF 145 III 63 | TF, 24.01.2019, 4A_442/2018*
Une entreprise locataire de services ne bénéficie pas du privilège de recours prévu à l'art. 75 al. 2 LPGA. L'assureur-accidents peut donc se retourner contre elle afin de récupérer les montants payés à l'employé à la suite d'un accident professionnel. Lire la suite