ATF 147 III 301 | TF, 09.02.2021, 5A_800/2019*
En raison de l'interdépendance de l'entretien de l'enfant et de l'époux∙se, un tribunal peut tenir compte des connaissances acquises en vertu de la maxime inquisitoire liée à l’entretien de l’enfant pour fixer celui de l'époux∙se.
L’entretien conjugal doit être calculé conformément à la méthode à deux étapes, peu importe la méthode employée auparavant.
Après un divorce, le principe de l’indépendance financière des époux prévaut, raison pour laquelle on peut exiger d’un∙e époux∙se qui n’exerçait pas d’activité professionnelle durant le mariage de débuter, reprendre ou étendre une telle activité. Il en va de même pour l’entretien conjugal lorsqu’on ne peut sérieusement compter sur le fait que la vie conjugale reprendra. Lire la suite
Le droit aux relations personnelles du parent social suite à la dissolution du partenariat enregistré (art. 27 al. 2 LPart cum art. 274a CC)
/dans Droit civil/par Marie-Hélène Peter-SpiessATF 147 III 209 | TF, 16.03.2021, 5A_755/2020* avec note
L’ex-partenaire du parent légal peut en principe prétendre à un droit aux relations personnelles selon l’art. 274a CC lorsqu’un lien de parenté dite "sociale" s’est tissé entre eux et que l’ex-partenaire endossait le rôle de parent d’intention non biologique de l’enfant (c’est-à-dire lorsque l’enfant a été conçu dans le cadre d’un projet parental commun et qu’il a grandi au sein du couple). Dans une telle configuration, les autres critères – tels que celui de l’existence d’un conflit marqué entre les ex-partenaires – doivent être relégués au second plan. Lire la suite
Le tribunal des mesures de contrainte peut-il prononcer une détention supérieure à celle requise par le ministère public ?
/dans Procédure pénale/par Noé LuisoniATF 147 IV 336 | TF, 06.04.2021, 1B_26/2021*
Conçu comme un contrepoids aux pouvoirs étendus du ministère public, le tribunal des mesures de contrainte est limité par les conclusions prises par le ministère public en matière de détention. Ainsi, il ne lui appartient pas d’ordonner une détention provisoire pour une durée supérieure à celle requise par le ministère public. Lire la suite
Contributions entre ex-époux: application de la méthode concrète en deux étapes
/dans Droit civil/par Camille de SalisATF 147 III 293 | TF, 02.02.2021, 5A_891/2018*
Le Tribunal fédéral procède à l’uniformisation de la méthode de calcul des contributions d’entretien entre ex-époux. Après avoir retenu précédemment l’application de la méthode concrète en deux étapes pour le calcul des contributions dues aux enfants, il l’étend aux contributions entre ex-époux. Cette méthode doit s’appliquer à toutes les situations (même aisées), sauf cas exceptionnels. Lire la suite
La taxe militaire viole l’art. 14 CEDH (CourEDH)
/dans Droit public/par Marion ChautardCourEDH, 12.01.2021, Affaire Ryser c. Suisse, Requête no 23040/13 avec note
Le fait d’astreindre une personne à payer une taxe d’exemption de servir dans l’armée, après l’avoir déclarée inapte au service militaire pour raisons de santé, constitue une discrimination contraire à l’art. 14 en lien avec l’art. 8 CEDH. Lire la suite
Contribution d’entretien conjugal : précisions et clarifications
/dans Droit civil/par Elena TurriniATF 147 III 301 | TF, 09.02.2021, 5A_800/2019*
En raison de l'interdépendance de l'entretien de l'enfant et de l'époux∙se, un tribunal peut tenir compte des connaissances acquises en vertu de la maxime inquisitoire liée à l’entretien de l’enfant pour fixer celui de l'époux∙se.
L’entretien conjugal doit être calculé conformément à la méthode à deux étapes, peu importe la méthode employée auparavant.
Après un divorce, le principe de l’indépendance financière des époux prévaut, raison pour laquelle on peut exiger d’un∙e époux∙se qui n’exerçait pas d’activité professionnelle durant le mariage de débuter, reprendre ou étendre une telle activité. Il en va de même pour l’entretien conjugal lorsqu’on ne peut sérieusement compter sur le fait que la vie conjugale reprendra. Lire la suite