ATF 147 III 126 | TF, 21.01.2021, 4A_98/2020*
Les décisions de l’assemblée générale qui méconnaissent les privilèges statutaires des participants doivent être contestées par ces derniers afin d'exiger l’exécution de leur créance. Si la contestation aboutit à l’annulation de la décision de l’assemblée générale, la société est tenue d’adopter une nouvelle décision conforme aux statuts. Ce n’est que si celle-ci viole une fois de plus les privilèges des participants que ceux-ci disposent d’un droit d’action individuel pour faire exécuter leur créance. Lire la suite
Contributions d’entretien entre ex-époux: abolition de la règle des 45 ans
/dans Droit civil/par Camille de SalisATF 147 III 308 | TF, 02.02.2021, 5A_104/2018*
Le Tribunal fédéral rappelle le caractère subsidiaire de la contribution d’entretien entre ex-époux et le principe de l’indépendance financière après le mariage (clean break). La « règle des 45 ans » est abandonnée: l’âge n’est plus que l’un des critères à prendre en considération pour la fixation d’une contribution d’entretien entre ex-époux. Lire la suite
La constatation de l’atteinte à la personnalité dans un média en ligne (1/2) : le trouble persistant
/dans Droit civil/par Ariane LeglerATF 147 III 185 | TF, 18.02.2021, 5A_247/2020* avec note
Le principe selon lequel les publications sur internet sont toujours récupérables nécessite une concrétisation dans le cas d’espèce. En d'autres termes, il ne suffit pas d'alléguer qu'une publication a eu lieu pour supposer un état de trouble continu. Lire la suite
Le point de départ de la durée ordinaire de cinq ans d’un traitement ambulatoire pour trouble mental (art. 63 al. 4 CP)
/dans Droit pénal/par Elena TurriniATF 147 IV 209 | TF, 10.03.2021, 6B_1456/2020*
Un traitement ambulatoire pour grave trouble mental ne peut en règle générale excéder cinq ans (art. 63 al. 4 CP). Ce délai commence en principe à courir dès le début effectif du traitement. En cas d’exécution « anticipée » du traitement – comme mesure de substitution à la détention au sens de l’art. 237 CPP ou en marge de la détention provisoire ou pour des motifs de sûreté, voire de l’exécution anticipée de la peine –, le dies a quo correspond en revanche au jour du prononcé entré en force de la mesure. Lire la suite
Le non-respect du droit au dividende prioritaire des participants
/dans Droit des sociétés/par Ariane LeglerATF 147 III 126 | TF, 21.01.2021, 4A_98/2020*
Les décisions de l’assemblée générale qui méconnaissent les privilèges statutaires des participants doivent être contestées par ces derniers afin d'exiger l’exécution de leur créance. Si la contestation aboutit à l’annulation de la décision de l’assemblée générale, la société est tenue d’adopter une nouvelle décision conforme aux statuts. Ce n’est que si celle-ci viole une fois de plus les privilèges des participants que ceux-ci disposent d’un droit d’action individuel pour faire exécuter leur créance. Lire la suite
Nemo tenetur invoqué par l’ancien organe d’une société anonyme
/dans Droit des sociétés, Procédure pénale/par Célian HirschATF 147 II 144 | TF, 08.03.2021, 2C_383/2020* avec note
Un ancien CEO d'une société visée par une enquête de la COMCO ne peut pas se prévaloir du droit de ne pas incriminer son ancien employeur afin de refuser de témoigner. Il doit ainsi être entendu comme témoin et a l'obligation de déposer, sauf s'il risque personnellement des poursuites pénales. Lire la suite