L’allocation des biens confisqués à l’assurance et la cession de créance à l’Etat

ATF 145 IV 273 | TF, 17.05.2019, 6B_1065/2017* avec note

L'assurance qui a indemnisé le lésé peut se prévaloir de l'allocation prévue par l'art. 73 al. 1 let. b CP.

Malgré le texte clair de l'art. 73 al. 2 CP, le lésé n'a pas besoin de céder à l’État sa créance contre l'auteur de l'infraction pour se voir allouer les biens confisqués à l'auteur. Lire la suite

La répartition de l’indemnité de partie plaignante entre plusieurs prévenus

ATF 145 IV 268 | TF, 04.06.19, 6B_373/2019* avec note

Malgré le texte de la loi, l’art. 418 CPP, qui régit la répartition des frais de la procédure pénale entre plusieurs personnes, s’applique également à la répartition de l’indemnité de la partie plaignante (art. 433 CPP). Lire la suite

Isabelle d’Este et l’entraide judiciaire relative à un bien culturel

ATF 145 IV 294 | TF, 13.05.2019, 1C_447/2018*

Lorsqu'un État étranger requiert le transfert d'une œuvre exportée sans droit vers la Suisse, la condition de la double punissabilité requiert d'examiner si une telle exportation aurait également été punissable si elle avait été effectuée depuis la Suisse, ce qui implique l'inscription de l'œuvre dans un inventaire (art. 24 let. d LTBC). Par ailleurs, l'importation d'une œuvre en Suisse n'est pas punissable au sens de l'art. 24 let. c LTBC lorsqu'elle ne viole qu'une loi étrangère, et non un accord bilatéral.  Lire la suite

Le défaut de traduction d’une ordonnance pénale en tant que motif de nullité absolue

ATF 145 IV 197 | TF, 24.04.2019, 6B_517/2018* avec note

Le défaut de traduction d’une ordonnance pénale condamnant une personne de langue étrangère et analphabète ne constitue pas un motif de nullité absolue lorsque le condamné ne requiert pas la traduction de l'ordonnance et ne se renseigne pas au sujet de son contenu. Lire la suite

La qualité pour recourir contre une expulsion pénale

ATF 145 IV 161 | TF, 6.5.2019, 6B_344/2019*

Les membres de la famille d’un prévenu faisant l’objet d’une mesure d’expulsion n’ont ni la qualité de partie à la procédure au sens de l’art. 105 al. 2 CPP, ni la qualité pour recourir contre le prononcé de l’expulsion au sens de l’art. 382 al. 1 CPP. Leur intérêt indirect et de fait à l’annulation ou à la modification de la décision n’est pas suffisant dans le cadre d’une procédure pénale. Lire la suite